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  MÉMOIRE D’UNE MONTAGNE

  MÉMOIRE D’UNE MONTAGNE

L’HABITAT TEMPORAIRE ET PRÉCAIRE DE L’ALBERA

                                                    Mauricette Vilaseque

 

A partir de la fin de l’année 2003 et durant presque quatre ans, à raison d’une sortie de terrain par semaine en moyenne, j’ai prospecté le versant nord du massif de l’Albera, entre le Perthus et Cerbère, afin d’établir un inventaire des « cabanes » ou des abris divers situés dans la montagne. A ce jour, cet inventaire comporte plus de trois cent vestiges. Je pratique la randonnée pédestre depuis de nombreuses années, dans le département des Pyrénées Orientales, j’ai parcouru d’autres massifs montagneux,  le massif de l’Albera est je pense, le seul où les nombreux témoignages liés à l’exploitation intensive et à l’occupation de la montagne et de la forêt sont aussi présents. Du piémont jusqu’au sommet, on trouve un nombre incalculable de places charbonnières, de « feixes » qui sont des murs de pierre sèche construits pour retenir la terre et aménager une terrasse, des vestiges de cabanes, de nombreux abris sous roche, des zones pastorales, des sources aménagées, des puits à neige. Ces éléments constituent ce que l’on appelle aujourd’hui le patrimoine vernaculaire. Ce patrimoine fragile et perceptible caractérise l’histoire « humble » du massif de l’Albera. Retrouver ces vestiges, les débroussailler, les photographier, les inventorier, c’est un peu les sortir de l’oubli. Le massif de l’Albera est exceptionnel par la richesse de sa faune, de sa flore et de sa biodiversité, mais je pense qu’il l’est aussi par tous ces témoignages cachés dans la montagne. Ce sont tous ces éléments qui pour moi représentent la MÉMOIRE DE LA MONTAGNE.

Il s’agit d’un habitat TEMPORAIRE et PRÉCAIRE, qui était utilisé durant certaines périodes de l’année, en fonction de l’activité à laquelle il était lié. Ces différents habitats ont hébergé le charbonnier qui surveillait sa meule, le bûcheron qui travaillait le bois, le berger qui gardait son troupeau et bien d’autres encore…

Les abris que l’on peut observer dans le massif de l’Albera sont assez atypiques, j’ai pu trouver des cabanes bien construites avec les murs en élévation et encore en bon état, mais leur nombre est assez réduit. Dans bien des cas, il s’agit de constructions ruinées, comblées de feuilles et d’humus, souvent de gros arbres ont poussé à l’intérieur. Les murs en pierre non liée à la terre sont assez grossièrement construits, avec la pierre trouvée sur place (gneiss – schiste…). La couverture qui était constituée de matériaux périssables n’existe plus. Une roche plus ou moins importante sert souvent d’appui ou de base

Les cartes I.G.N. ne  mentionnent pas  ces vestiges et le cadastre ne les représente jamais, en fonction du terrain couvert, leur repérage est très aléatoire. Beaucoup sont enfouis sous la végétation et les ronces et disparaissent de plus en plus rapidement. Leur dégradation est irréversible. C’est un témoignage du passé qui disparaît et auquel on ne s’intéresse plus car c’est trop loin, perdu dans la montagne, au fond des bois….

 

Une synthèse de ce travail d’inventaire est présentée lors de conférences. Le but  de ces conférences est de faire découvrir ce patrimoine et d'y sensibiliser le public.

      

 Les conférences